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Chers confrères et amis, Le Congrès de Bucarest en 2008 a ouvert de nouvelles perspectives pour nombre d’entre vous en Europe centrale et orientale. Pour l’année 2009, l’Union Internationale des Avocats vous invite à vous tourner vers la Méditerranée puisque son Congrès annuel se tient à Séville en Espagne.
À cheval entre l’Europe et l’Afrique, la cité sévillane, capitale de l’Andalousie, reste le symbole d’une des valeurs auxquelles l’UIA est profondément attachée, la multi-culturalité.
En effet, l’histoire de la province andalouse, tour à tour musulmane jusqu’en 1248 puis chrétienne confère à Séville un rôle de carrefour des cultures, que la période de la découverte du Nouveau Monde au XVIe et XVIIe n’a fait que renforcer. Aujourd’hui, cette ville, l’une des plus dynamiques et cosmopolites de l’Europe du Sud, entretient toujours avec ténacité les contrastes qui font sa richesse.
La thématique multiculturelle demeure donc le centre des débats de ce Congrès, puisque nous consacrons un thème principal à la mondialisation et ses effets en matière de tolérance et de droit. Deux autres thèmes consacrés au secret professionnel et aux sanctions en droit pénal et droit des affaires vous permettront d’échanger avec vos confrères sur les pratiques adoptés dans chacun des pays qui sont représentés. Une autre occasion de renforcer la solidarité, la tolérance et l’échange d’expériences entre professionnels.
Enfin, puisque l’idéal pour comprendre le syncrétisme culturel andalou, c’est de le vivre, l’UIA vous invite également à profiter des charmes de Séville et des rives du Guadalquivir. Depuis 1987, Séville présente des architectures classées au Patrimoine mondial de l’Humanité témoignant des fastueuses périodes qu’elle a connues. Entre tradition et modernité, elle vous enchantera par ses monuments et le rythme de sa vie nocturne au son du flamenco.
Dr Bernd REINMÜLLER Président de l’Union Internationale des Avocats

Séville est un lieu dont la seule évocation laisse rêveur. Son nom vient de l’arabe Ichbiliah, lui même dérivé de la dénomination romaine de la ville, Hispalis, dont on doit la première mention littéraire à Jules César, qui la cite dans son ouvrage De Bello Civili. D’après le roi Alphonse X le Sage, elle aurait été fondée par Hercule, le demi-dieu mythique. Quelle que soit la part de vérité dans cette légende, Séville est bel et bien un lieu divin.
Le voyageur ayant le privilège de déambuler dans la rue Sierpes, sur la place de Doña Elvira, dans les jardins de l’Alcazar ou sur les berges du Guadalquivir retrouvera à Séville toutes les couleurs de la palette de peintres sévillans comme Velázquez ou Murillo, et l’écho du lyrisme de ses poètes, tels Bécquer ou les frères Machado. Il comprendra aussi pourquoi Don Juan – mythe universel – était Sévillan de naissance. Il y décèlera même les origines de Don Quichotte qui, d’après son auteur, « fut engendré en prison », plus précisément dans celle de Séville, où Cervantès séjourna après la faillite de la banque dans laquelle il avait déposé les fonds collectés en qualité de percepteur des impôts en
Andalousie.
Séville est un creuset de cultures. Les ruines d’Itálica sont la preuve que Séville ne fut pas une ville dominée par les Romains, mais une cité romaine à part entière: deux grands empereurs y virent le jour, Trajan et Hadrien. Elle est également musulmane, comme le montrent la Giralda, construite en 1184 par le calife Abou Yacoub Youssouf sur le modèle du minaret de la mosquée Kutubiyya de Marrakech, ou la Tour de l’Or que le gouverneur almohade fit ériger en 1220, la faisant revêtir d’azulejos dorés qui brillaient au soleil comme de l’or. La culture juive a laissé son empreinte dans le quartier de Santa Cruz, l’ancienne judería. La cathédrale – le plus grand temple gothique du monde – proclame la chrétienté de Séville, de même que d’autres superbes églises et monuments. Enfin, les archives des Indes nous rappellent les liens étroits entre cette ville et l’Amérique hispanique.
Aujourd’hui, Séville est une des grandes villes du Sud de l’Europe. Ses habitants sont accueillants, joyeux et travailleurs. Le Congrès qui s’y tiendra du 27 au 31 octobre 2009 – l’une des meilleures époques de l’année pour visiter Séville – sera la somme d’un savant mélange de travail, de découverte de sites magnifiques et de moments agréables en compagnie des Sévillans, dont la gaieté et la bonne humeur sont proverbiales et qui nous sauront nous communiquer leur sens traditionnel de la fête et de l’allégresse.
Nous vous attendons avec impatience à Séville.
Juan Antonio CREMADES
Président d’Honneur de l’UIA Président du Congrès de Séville 
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